Terminer.

Moi et les skyblog je crois que c'est fini...
En échange, il y a ceci.

# Posté le jeudi 07 février 2008 05:37

Modifié le mercredi 28 mai 2008 07:56

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Quels sont les deux plus gros mensonges du monde?
Je vais te rembourser et ... ne t'inquiète pas je ne jouirai pas dans ta bouche.


Vous imaginez si on étaient sobres? On aurait rien à se dire!
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# Posté le mercredi 19 décembre 2007 17:45

Modifié le mercredi 28 mai 2008 07:49

ce soir,quand j'ai ouvert les yeux je me suis demandé; suis-je réelement (...)?

ce soir,quand j'ai ouvert les yeux je me suis demandé; suis-je réelement (...)?
Le dictionnaire des mots classieux. Sélectionner de façon totalement subjective.

A

ABHORRATION n.f. Détestation, exécration.
ABSOLUTISER v. Doter d'un caractère absolu.
ABSTRACTISER v. Rendre abstrait.
ABUSIVISME n.m. Comportement abusif. :)
ACÉDIE n.f. Psych. État dépressif.
ACIDOCÉTOSIQUE adj. Se dit d'un type de coma.
ACNÉEN, ENNE adj. et n. Qui souffre d'acné.
ACQUÉRANT, E n. Personne qui acquiert.
ACROGYM n.f. Gymnastique acrobatique.
ACTIONNISTE n. Adepte de l'actionnisme.
ACULTURÉ, E adj. Sans culture.
ADÉLIE adj. Zool. Manchot Adélie : type de manchot. (np: utilisable pour insulte).
AÉROEMBOLIE n.f. Injection d'air dans la circulation sanguine.
AFFABULATOIRE adj. Qui affabule. (np:affabuler syn inventer)
AGITPROP n.f.inv. Technique de propagande révolutionnaire.
AGRANDISSABLE adj. Qui peut être agrandi.
AGRESSANT, E adj. Qui agresse.
AGROBUSINESS n.m. ® agribusiness.
ALCOOGÈNE adj. Qui provoque la formation d'alcool.
ALCOOLIER, ÈRE adj. Relatif à l'alcool.
ALCOPOP n.m. Limonade alcoolisée.
AMORALEMENT adv. D'une manière amorale.
AMORALISATION n.f. Disparition des valeurs morales.
AMOTIVATIONNEL, ELLE adj. Psych. Qui provoque une perte de motivation.
ANAMOUR n.m. Absence d'amour.
ANÉMOTIF, IVE adj. Dépourvu d'émotion.
ANILINCTUS n.m. Excitation buccale de l'anus.
ANOGÉNITAL, E, AUX adj. Anat. Relatif à la zone comprise entre l'anus et le sexe.
ANOSOGNOSIE n.f. Refus d'assumer une maladie dont on est atteint.
ANTIALTRUISTE adj. Égoïste.
ANTIFISCALISME n.m. Rejet de la fiscalité.
ANTIHUMANISTE adj. Hostile à l'humanisme.
APHALLIQUE adj. Dépourvu de phallus. (np: utilisable pour insultes)
ARSOUILLER (S') v. S'enivrer. (np: classieux selon la prononciation)
AUTOADMINISTRER (S') v. S'administrer soi-même.
AUTOATTRIBUER (S') v. S'attribuer qqch à soi-même.
AUTOCOMPASSION n.f. Compassion vis-à-vis de soi-même.
AUTOCONGRATULER (S') v. Se congratuler soi-même.
AUTOCONTACT n.m. Action de toucher avec la main certaines parties de son propre corps.
AUTODÉGRADABLE adj. Qui se dégrade spontanément. (np: adjectif pratique pour qualifié certaines personnes de votre entourage.)

Léxique emprunté à Céline. (Louis Férdinant Céline).


En A.


AFFUR
n.m.
Néologisme à partir de affaires. Entreprise rentable, qui produit des bénéfices. Par glissement, butin.
'Ça fait que jouir et pleurnicher... tout afur ! jamais paumé !...' F2, 220.
'Et surtout adroit le nain aux cartes !... SOn vrai afur !' GB I, 246.
'Deux trois martingales j'en suis sûr, résistances, collabos, Vichy, tous les afurs, pensé à tout' Pléiade IV, App. III, 705.
' [...] rapines des démons à cuirasses [...] l'afur de sept dynasties' DCL 113.



ALTRUERIE
n.f.
Néologisme à partir de altruisme; avec influence certaine du verbe dynamique se ruer, qu'on retrouve un peu plus loin dans le paragraphe, et de tuer.
'Je suis parti par pure gentillesse, chevalerie atrurie voisine! vérité!, que personne soit cruxi pour moi!', F1, 45.


AMOURERIE
n.f.
Néologisme, désigne l'acte amoureux, et plus particulièrement les bruits produits lors de celui-ci.
'Plus le ch½ur des gourmets de la nuit qu'était couvert encore lui-même par la bacchanale animale, éventreries, égorgeries, amoureries de vingt-cinq zoos !' F1, 98.


ANGULEUX
, adj.
Peut-être pour anglais, ou plus vraisemblablement qui regarde de biais, qui n'est pas franc.
'Et troulecteurs de romans russes, filandieux, anguleux, mériqueux, plagieux, anti-vous ! vous dégueulerez vos trahisons !' F1, 81.


ASSASSINER (S')
vb. pronominal.
Néologisme signifiant logiquement se suicider.
'Il se taillait dans la radiale à grands coups de fourchette... et puis il s'attaquait la cuisse sous la couverture... il s'assassinait... ' F1, 38.



Pèle-mèle de mots inventé par divers auteurs: (à développé)

# Posté le mercredi 17 octobre 2007 17:48

Modifié le mercredi 28 mai 2008 08:14

Justice. Stress

"That's bullshit. I can get my own cocaine."

The psychiatrist I see during the four weeks I'm back is young and has a beard and drives a 450 SL and has a house in Malibu. I'll sit in his office in Westwood with the shades drawn and my sunglasses on, smoking a cigarette, sometimes cloves, just to irritate him, sometimes crying. Sometimes I'll yell at him and he'll yell back. I tell him that I have these bizarre sexual fantasies and his interest will increase noticeably. I'll start to laugh for no reason and then feel sick. I lie to him sometimes. He'll tell me about his mistress and the repairs being done on the house in Tahoe and I'll shut my eyes and light another cigarette, gritting my teeth. Sometimes I just get up and leave.

# Posté le mercredi 25 juillet 2007 14:42

Modifié le mercredi 28 mai 2008 08:33

Spleen à l'aéroport Charles-de-Gaule

Spleen à l'aéroport Charles-de-Gaule


T'as gobé ? T'as gobé ? Tagobétagobétagobé ?
Qui êtes-vous ? Pourquoi on se parle à deux centimètres
du visage ? Est-il exact que vous avez lu
mon dernier livre ? Pouvez-vous me garantir
que je ne RÊVE pas ? Est-il possible d'avoir une
aussi jolie bouche de couleur rouge ? Est-il RAISONNABLE
d'être aussi mignonne, d'avoir vingt
et un ans et un tee-shirt taille XXXS ? Réalisezvous
le risque que vous prenez en me faisant des
compliments avec des yeux aussi bleus ?
Pourquoi je moitise ma main dans la vôtre ?
Pourquoi vos genoux me donnent-ils envie d'inventer
des verbes transitifs ? Et d'abord quelle
heure est-il ? Comment vous appelez-tu ? Est-ce
que tu voulez m'épouser ? Pourrais-tu me dire
où nous sommes en ce moment ? C'est quoi le
Car-en-Sac que tu as mis sur nos langues ?
Pourquoi ces rayons lasers cisaillent-ils une
nappe d'air liquide ? Pour qui sont ces mag-nums de Champagne qui sifflent sur nos têtes ?
Au bout de combien de temps on regrette d'être
venu au monde ? Tu sais que t'as de beaux yeux
tu sais ? Pourquoi pleurez-vous ? Quand est-ce
que tu m'embrasses ? Voulez-vous une autre
vodka ? Quand est-ce qu'on se réembrâsse ?
Pourquoi ne dansez-vous plus ? Qui sont tous
ces gens ? Tes amis ou mes ennemis ? Tu veux
enlever ton pull s'il vous plaît ? Tu veux combien
d'enfants ? Quels sont vos prénoms favoris
?
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Si on sortait
prendre l'air ? On est déjà dehors ? On va
chez toi ou chez moi ? Si j'appelais un taxi ? Tu
préfères marcher ? Pourquoi remonter l'avenue
des Champs-Elysées ? Est-il sérieux d'enlever
ses mocassins pour marcher sur du goudron ?
Peut-on faire chauffer une cuillère sur la tombe
du Soldat Inconnu ? Tu as un petit ami ? Pourquoi
je pense la même chose que toi ? Tu
connais beaucoup de gens qui prononcent les
mêmes mots au même moment ? Que fait ce flic
à nous regarder fixement ? Pourquoi toutes ces
voitures tournent-elles autour de l'Arc de
Triomphe ? Pourquoi ne rentrent-ils pas chez
eux ? Et nous ? Pourquoi ne rentrons-nous pas
chez nous ? Combien de temps allons-nous rester
là, assis sur le parvis de l'Étoile, à nous
16
rouler des pelles par deux degrés centigrades au
lieu de faire l'amour dans un lit comme tout le
monde ?
Tu crois qu'on a bien fait de voler son képi ?
Tu es sûr que les policiers courent moins vite
que nous ? Elle est à toi cette moto ? Tu es certaine
de pouvoir conduire dans cet état ? Tu
veux pas ralentir ? Pourquoi prendre le périph' ?
Est-il malin de se pencher comme ça dans les virages
à 180 à l'heure ? Est-il légal de slalomer
entre les camions à six heures du matin ? Demain
fera-t-il jour ? Pourquoi se rendre à l'aéroport
de Roissy-Charles-de-Gaulle ? La vie
change-t-elle quand on change de ville ? À quoi
sert-il de voyager dans un monde uniforme ? Tu
n'as pas froid ? N'y a-t-il que moi ici qui me
gèle les couilles ? Comment ? Tu n'entends rien
de ce que je dis à cause de ton casque ? Je peux
crier n'importe quoi alors ? Chanter « I wanna
hold your hand » ? Continuer de te mentir en caressant
ton dos sous ton pull, puis tes seins pardessus
ton soutif, puis mes doigts dans ta
culotte, putain est-ce que ça te ferait ralentir ?
Où allons-nous garer cet engin ? Devant
l'aérogare 1 ou dans le parking ? Pourquoi cette
place de parking porte-t-elle le numéro 1D6 ?
Cela ressemble à « indécise », pas vrai ? Combien
de temps elle dure cette pilule ? Pourquoi
les portes automatiques s'ouvrent-elles avant
qu'on les touche ? Pourquoi ces néons blafards
nous donnent l'impression de gambader sur la
lune ? Faisons-nous vraiment ces bonds de six
mètres ou est-ce une illusion ? Peux-tu recommencer
à m'embrasser SVP ? Cela te dérangerait-
il que je décharge dans ta bouche ? Tu accepterais
qu'on s'enferme aux chiottes pour que
je baise ton visage ? Tu m'avaleras si je te lèche
la chatte ?
C'était bien ? C'était très très bien ? Bon sang
c'était super mais quelle heure est-il maintenant
? Pourquoi les nuits doivent-elles TOUJOURS
être remplacées par des journées ? Au lieu
de marcher en sens inverse des tapis roulants à
l'intérieur des gros tubes de plexiglas — tuyaux
désordonnés construits dans les années 70, qui
ressemblent aux pompes de respiration artificielle
que l'on plonge dans la gorge des grands accidentés
de la route — hein ? je disais : au lieu de
faire les cons dans Roissy, si on prenait l'avion ?
Le premier sur la liste des départs ? N'importe où
sauf ici ? Pour que cette histoire ne finisse
jamais ? On s'envole pour le Venezuela ou la Biélorussie
ou le Sri Lanka ou le Vietnam ? Là où le
soleil est en train de se coucher ? Vois-tu les
destinations crépiter en lettres tournantes sur le
tableau démodé : Dublin ? Cologne ? Oran ?
Tokyo ? Shanghai ? Amsterdam ? Madrid ?
Edimbourg ? Colombo ? Oslo ? Berlin ? Chaque
ville est-elle une question ? Regrettes-tu les
avions qui s'envolent au bout de la piste ? Sais-tu
qu'à leur bord il y a des hôtesses bleues qui servent
probablement les premiers plateaux-repas
sous cellophane à des businessmen sous Lexomil
? Entends-tu les annonces de départ égrenées
d'une voix monocorde par une hôtesse triste précédée
d'un jingle électronique ? Puis-je caresser
encore un peu tes lèvres avant de rentrer ? Qui de
nous deux partira le premier ? Pourquoi oh
pooourquoi faut-il se dire adieu ?
Est-ce que tu déprimes autant que moi dans
les aéroports ? Ne trouves-tu pas qu'il y a une
poésie dans ces lieux de passage ? Une mélancolie
des départs ? Un lyrisme des retrouvailles
? Une densité dans l'air chargé d'émotions
climatisées ? Combien de temps dure la
descente ? Notre amour survivrait-il sans vacances
chimiques ? Quand donc cesserons-nous
de nous taire en regardant le jour se lever dans
cette cafétéria vide ? Pourquoi tous les Relais H
restent-ils fermés et les jeux vidéo éteints ? Envies-
tu ces cadres moyens qui attendent leur vol
dans des antichambres dallées de linoléum, avachis
sur des sofas orange, en buvant du café
instantané ? Que faut-il penser de ce douanier à

mauvaise haleine, de ce technicien de surface
qui traîne une bruyante poubelle à roulettes, de
ces clodos qui ronflent sur des banquettes en
plastique mauve ? Que veulent-ils nous dire
Qu'il n'y a plus de fuite possible ? Qu'on ne
pourra jamais s'évader de soi-même ? Que les
voyages ne mènent nulle part ? Qu'il faut être en
vacances toute la vie ou pas du tout ? Pourraistu
lâcher ma main s'il te plaît ? Ne sens-tu pas
comme j'ai besoin d'être seul au milieu de ces
bagages abandonnés ? Serait-il possible de
quitter sans trop souffrir, même devant la publicité
« Envy » de Gucci ?
Et tandis que nous regardions, les yeux embués,
s'envoler les 747, je ne pouvais m'empêcher
de me poser une dernière question : pourquoi
ne sommes-nous pas à bord ?




Frédéric Beigbeder

# Posté le lundi 09 avril 2007 19:09

Modifié le mercredi 28 mai 2008 06:57